CO129-361 - Public Offices - 1909 — Page 331

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Il y a lieu de remarquer que, suivant l'Article 4 du Mémorandum, un arrangement est proposé, dont les points essentiels sont établis par les Articles 6 1 et 7. Nous avons adhéré à cette proposition en principe, en réservant toutefois non seulement l'adhésion de notre Consortium, mais aussi notre propre accord, à une entente sur d'autres conditions, et notamment sur des points de détail à soumettre à unc conférence à réunir le plus tôt possible.

Ainsi faisant, nous ne voulions dire ni plus ni moins que ce qui suit :--

Nous acceptions le point de vue proposé par Mr. Addis en vue d'une entente générale, mais avant que celle-ci puisse être appliquée dans la pratique notre Consortium doit se prononcer sur la question, et une entente doit intervenir sur les autres conditions spécialement indiquées par nous (et qui, pour le moment, étaient encore trés discutées).

Si nous avions voulu donner notre acceptation et admettre l'application sans réserve, les mots "en principe" auraient été superflus. Mais la réserve de l'approbation de notre Consortium n'était pas seulement une simple façon de parler; nous voulions expressément laisser la parole aux membres de notre grand Consortium, dont la force consiste précisément dans le fait que les membres donnent toujours un libre cours à leurs opinions bien pesées.

Il s'agit done de voir si la résolution du Consortium, que nous allons reproduire ci-après textuellement, s'éloigne de la déclaration que nous avons faite nous-mêmes en adhérant au Mémorandum :-

"La réunion se déclare prête, sur la base du Mémorandum, à entrer en négociations avec la Hong Kong and Shanghae Bank et la Banque de l'Indo-Chine, et autorise MM. Erich et Rehders à prendre part à une Conférence à convoquer à cet effet, et à conclure une entente sous la réserve habituelle en prenant en considération les points suivants :

"(a.) Comme la personne de l'Ingénieur en chef est la clef de la question des commandes de matériel, il est de la plus grande importance de déterminer à ce sujet les dispositions concernant la manière d'occuper cette situation. Le droit de désigner l'Ingénieur en chef pour un chemin de fer à construire doit appartenir alternativeinent aux représentants des trois groupes. Mais s'il était démontré que, pour un chemin de fer à construire, un intérêt prépondérant existait en faveur d'un groupe autre que celui auquel appartiendrait ce droit de désignation, d'après le tour alternatif pour le cas dont il s'agirait, ce droit de désignation serait, après entente entre les trois groupes, transféré au groupe respectif ayant une prépondérance. Le tour alternatif se trouverait, par ce fait, modifié en ce sens que, dans le cas suivant, le droit de désignation appartiendrait à celui des groupes qui, dans le cas précédent, y aurait renoncé en faveur d'un autre groupe.

"Chacun des Ingénieurs en chef recevra des instructions de celui qui lui donnera des ordres, en vue de répartir les fournitures de matériel, et autres commandes construction du chemin de fer autant que possible d'une manière égale entre les trois

pour

pays.

la

"(b.) L'entente devra, dans tous les cas, être signée également par la British et Chinese Corporation et la Chinese Central Railways. Par contre, nous pourrons, suivant les circonstances, nous engager aussi pour la Société Allemande des Chemins de Fer Chinois.

"(c.) Nous devons nous réserver, après un temps à déterminer, la faculté de nous retirer de l'entente si l'impossibilité était démontrée que les emprunts à conclure aient un caractère international, et ne puissent être admis, pour leur montant intégral, aux Bourses de Berlin, Londres, et Paris.

"Il a été, en outre, décidé que les négociations à Pékin ne seront pas suspendues, et qu'en attendant Mr. Addis serait informé que nous sommes prêts à les suspendre aussitôt qu'une entente aura été obtenue à la Conférence. Dans le cas où, à Pékin, une conclusion interviendrait avant une entente complète avec les Anglais et les Français, cette affaire serait apportée à la nouvelle collectivité."

Nous ne pouvons pas voir une rectification ou un désaveu de notre déclaration dans la résolution qui précède, car les points qui sont textuellement exprimés dans cette résolution et qui constituent la base principale de vos attaques et de celles du groupe anglais-c'est-à-dire, la résolution de retirer seulement les offres, à Pékin, lorsque l'entente générale entre les trois groupes sera devenue complète-se trouvent implicitement compris dans notre première déclaration. Il n'est donc pas juste de

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demander qu'un point soit retiré d'un programme commun, plus étendu, et que son exécution soit demandée, tandis que, sur plusieurs autres points aussi importants, aucune entente ne serait encore établie.

2. Après ce qui précède, nous pouvons traiter brièvement la seconde question, à savoir, si le Consortium a agi en harmonic avec les déclarations qu'il a faites.

Afin de mettre en lumière, avant tout, la rédaction du télégramme de la Deutsch- Asiatische Bank, du 3 mars, nous reproduisons ici textuellement cette dépêche :-

"Notre Syndicat approuve en principe les vues établies dans notre conversation avec Schoeller et Erich. Erich et Rehders ont été désignés pour se rendre à la réunion qui sera fixée à Bruxelles à une date aussi rapprochée que possible après cette semaine. Notre offre à Pékin sera retirée immédiatement lorsque une entente aura été établie. En attendant, si uos négociations à Pékin aboutissaient, nous offririons l'affaire au nouveau Syndicat pour être traitée en commun."

Nous admettons qu'il eût été préférable de dire "après " uno entente, au lieu de lorsque." Mais déjà la phrase finale indique clairement que l'offre ne devrait pas être retirée avant la conclusion de l'entente générale, et la réponse de la Hong Kong Bank du lendemain indique également clairement que le contenu de notre télégramme du 3 mars n'a pas été mal interprété. Cette réponse est rédigée comme suit :-

"Votre dépêche du 3. L'entente générale anglo-franco-allemande étant déjà établie en principe, nous regrettons que vous ne trouviez pas convenable à suspendre les négociations à Pékin en attendant la réunion. Dans tous les cas, nous recommandons vivement de négocier seulement sur la base des conditions Canton-- Kowloon, ainsi que c'est établi par l'Article 6.--ADDIS."

Vu ces circonstances, nous pouvions de bonne foi laisser nos propositions à Pékin en force.

Une acceptation de nos propositions d'emprunt pour le chemin de fer de Hankow-Canton était d'autant plus imprévue pour nous, que Mr. Addis, dans la réunion du Syndicat du 28 janvier dernier et encore plus tard-a déclaré formellement que les Anglais seuls feraient cette affaire. Notre Consortium, confiant dans cette déclaration de Mr. Addis ne voyait donc, en maintenant les offres déjà présentées, aucun danger pour les groupes anglais et français, parce qu'on était convaincu que, pour le moment, l'affaire de Hankow-Canton seule était à l'ordre du jour.

Mais dans quelle situation nous serions-nous placée si, pour les points sur lesquels les Anglais et les Chinois différaient-c'est-à-dire, la demande des conditions de Kowloon -nous avions modifié nos propositions? Les Chinois auraient refusé l'acceptation de nos offres, et si, dans la suite, comme nous l'avons mentionné, nous n'étions pas arrivés à une entente sur les autres points encore en litige du programme, nous nous serions assis entre deux chaises c'est-à-dire, l'affaire de Canton nous aurait échappé et, en ce qui concerne l'affaire Chengtu, le groupe anglais se serait tenu fermement à ses prétentions; de sorte que, pour cette affaire aussi, nous aurions dû nous laisser acculer à une situation qui, d'après l'ensemble de nos négociations, nous n'aurions nullement tenu à accepter, ou bien la Chinese Central Railways, avec laquelle nous n'avions encore aucune espèce d'arrangement, aurait pu nous refuser purement et simplement une participation à l'affaire.

Nous espérons que l'exposé qui précède vous donnera la conviction que, de la part de la Disconto-Gesellschaft, aussi bien que du Consortium pour les affaires d'Asie, on à procédé d'une manière correcte, ne donnant lieu à aucune critiqne, même amicale, et nous verrions avec plaisir que la suite ultérieure des affaires permette de réunir les trois groupes en vue d'une entente commune et avantageuse.

SCHOELLER.

(Signé)

Inclosure 3 in No. 1.

DR. SALOMONSOHN.

M. Ullmann to Herr Schoeller and Dr. Salomonsohn.

Chers Messieurs,

Comptoir d'Escompte de Paris, le 19 avril, 1909. PAR votre lettre du 13 courant vous avez bien voulu prendre la peine d'exposer le point de vue du groupe allemand au sujet des affaires chinoises, à propos desquelles

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